samedi 28 novembre 2009

Life And Time Of Richard Chase


Life And Time Of Richard Chase
a song by Kelvin is Dead
voice, guitars, bass & programming by Victor Jaquier
lyrics by Gabriel Delmas, aka Elagabal
listen to the song on myspace

mercredi 18 novembre 2009

halloween + NE






Jérôme + Conte de Pique / Lizzie / Luh / Lizzie + Satanik Mike

vendredi 4 septembre 2009

Agota Kristof

extraits d'une interview d'Agota Kristof, auteure de "la trilogie des jumeaux", trois livres qui m'ont complètement absorbé (Le Grand Cahier, La Preuve, Le Troisième Mensonge).

Il y a une continuité évidente entre la trilogie des jumeaux et Hier. Les mêmes thèmes reviennent inlassablement: la séparation, la duplicité, l'écriture comme exutoire, l'attrait du désir incestueux. On peut dire aussi que le décor se rétrécit. De l'Europe déchirée, à la Petite ville, puis la famille dans vos trois premiers romans, on passe avec Hier à l'individu. Quel est le sens de cette démarche?

Il n'y a pas de volonté quelle qu'elle soit. Les choses viennent comme ça. Les idées s'imposent d'elles-mêmes.

S'il n'y a pas de volonté, il y a bien un plan d'écriture, une architecture qui sous-tend l'ensemble?

Non. Ma méthode d'écriture est très simple. J'écris n'importe quoi le soir à la main sans me soucier de l'orthographe, sans me soucier de l'issue. Je pense à des histoires, des dialogues que je jette sur mon cahier. Et ensuite quand il y a trop de désordre, je me mets devant ma machine à écrire et j'ordonne. Je fais une sorte de collage, de montage, car il y a des scènes qui se répètent souvent quatre ou cinq fois.

[...]

Dans Hier, vous écrivez : "C'est en devenant rien du tout qu'on peut devenir écrivain." Que voulez-vous dire?

J'ai vraiment tout laissé tomber pour me consacrer à l'écriture. Il n'y a que ça qui m'intéressait. Quand je me suis mariée en Hongrie, j'aurais dû aller en faculté. Quand je suis arrivée en Suisse, j'aurais dû exiger de mon mari que je fasse des études, et non lui. Quand je rentre à pied du centre-ville, je rencontre souvent un écrivain suisse dont les livres ne se vendent pas. Il a une quarantaine d'années. Le matin, il travaille aux espaces verts pour le compte de la ville. L'après-midi, il écrit. Il est très pauvre, très mal habillé, il est très laid, mais il sifflotte et est très heureux. Il est tout à fait d'accord avec cette phrase.




mercredi 2 septembre 2009

suisse - été 2009






vendredi 21 août 2009

Vania Zouravliov

Il y a des jours où on se sent tout petit en découvrant le talent de certains.
Le travail de Vania Zouravliov, un artiste russe, m'a fait cet effet là.


Pour découvrir son travail, son myspace: http://www.myspace.com/299705267
Le site de son agence: http://www.bigactive.com/illustration/vania-zouravliov/general-portfolio

lundi 6 juillet 2009

pas de Lac Noir cette année.

Le Lac Noir, mon prochain court-métrage, ne sera finalement pas tourné à l'automne de cette année. La production, Peliculas Bravas, a en effet souhaité se retirer du film, à la suite d'incompatibilités professionnelles avec moi-même. Je compte tout de même remonter le projet, et parvenir à tourner en 2010.

jeudi 28 mai 2009

Texte (et dessins) de Bruno Schulz

"Je ne sais pas comment se forment en nous dans notre enfance certaines images d'une signification décisive. Elles jouent le rôle de fils plongés dans une solution, le long desquels se cristallise le sens du monde [...] Il y a des sujets qui nous sont prédestinés, qui nous attendent au seuil de la vie [...] De telles images constituent la richesse de l'esprit et son programme, donnés de bonne heure sous forme de prémonitions, de sensations à demi conscientes. Je crois que toute notre vie ultérieure se passe à interpréter ces aperçus, à les filtrer à l'aide de tous les contenus qui nous arrivent plus tard, en utilisant toute l'étendue de l'intelligence à laquelle nous pouvons atteindre. Ces images précoces délimitent les frontières de la création des artistes, qui, elle, découle de principes déjà tout prêts. Les artistes ne découvrent rien de nouveau, ils apprennent seulement à comprendre de mieux en mieux le secret qui leur a été confié au début, et leur création est une exégèse continuelle, un commentaire de cet unique verset imposé. D'ailleurs, l'art n'éclaircit pas jusqu'au bout ce secret. Ce noeud de l'âme n'est pas un faux noeud qui se défait lorsqu'on en tire un bout. Au contraire, il se resserre. Nous le tripotons, nous suivons le fil à la recherche de son extrémité, et l'art naît de ces manipulations. Je crois qu'en voulant rationaliser la vision des choses que recèle une oeuvre d'art on démasque les acteurs, on met fin au jeu, on appauvrit l'oeuvre. Non que l'art soit un logogriphe à clé, et la philosophie, le même logogriphe mais qui aurait trouvé la réponse. La différence est plus profonde. Dans une oeuvre d'art, le cordon ombilical qui la relie à l'ensemble de nos problèmes n'est pas encore coupé, le sang du mystère y circule encore, les vaisseaux sanguins plongent leurs extrémités dans la nuit ambiante, ils en reviennent emplis d'un liquide sombre."